L’évaluation des compétences amont du ou des candidats comprend 2 phases :

  • Un positionnement sur les connaissances à travers un questionnaire.
  • Une évaluation des savoir-faire par le tuteur interne à l’entreprise.

 

On distingue deux types de positionnement :

Positionnement Classique

Le positionnement classique s’effectue en suivant les étapes suivantes :

  • Le candidat remplit un questionnaire proposé par le formateur. Cette étape est généralement réalisée dans une salle au démarrage de l’action pour tous les candidats engagés dans le dispositif CQP.
  • Le candidat est observé par son tuteur une première fois. La grille d’observation tuteur est remplie. Les résultats de ces deux épreuves sont analysés candidat par candidat pour identifier les savoirs et savoir-faire insuffisamment maîtrisés sur lesquels les dispositifs de formation devront porter.

Des cahiers des charges sont établis pour indiquer aux organismes de formation externes, mais aussi aux formateurs internes, quels sont les attendus en matière de développement de compétences.

Positionnement Ev’Alim (Evaluation des compétences dans le Secteur Alimentaire)

Le positionnement avec l’outil Ev’Alim s’effectue selon les étapes suivantes :

  • Le candidat répond, sur un poste informatique, à une série de questions en fonction du CQP visé. Ces questions sont conçues sur la base de schémas, photos, etc. et permettent de balayer l’ensemble des savoirs du référentiel CQP.
  • Dans certains cas, lorsque cela est pertinent pour le projet, le candidat renseigne un livret descriptif d’activité (LDA). Il s’agit de répondre à une série de questions ouvertes sur l’emploi occupé par le salarié. Ce descriptif d’activité permet d’évaluer la connaissance que le candidat peut avoir de son entreprise, de son secteur d’activité, de son organisation, de sa fonction dans l’entreprise, etc. Le LDA est comptabilisé avec la note du questionnaire et compte pour 30% du positionnement sur les connaissances.
  • Le candidat est observé par son tuteur une première fois. La grille d’observation tuteur est remplie.
  • L’outil Ev’Alim propose une synthèse permettant d’identifier un niveau de résultat par candidat et par savoir et savoir-faire.
  • Les résultats de ces trois éléments sont analysés candidat par candidat pour identifier les savoirs et savoir-faire insuffisamment maîtrisés sur lesquels les dispositifs de formation devront porter.

 

Des cahiers des charges sont établis pour indiquer aux organismes de formation externes, mais aussi aux formateurs internes, quels sont les attendus en matière de développement de compétences.

Focus : l’adaptation de la grille tuteur

Le positionnement des compétences en amont s’appuie entre autre sur l’évaluation par un tuteur. Le tuteur utilise une grille d’observation qu’il est nécessaire d’adapter avant le positionnement. L’adaptation de cet outil est réalisée afin de spécifier le cadre précis dans lequel l’emploi s’exerce pour telle ou telle entreprise. L’une des plus-values de la démarche CQP réside dans cette personnalisation de l’approche selon les spécificités d’une entreprise. Ceci va garantir à l’entreprise et au salarié que ce sont bien les situations professionnelles réellement exercées qui vont servir de référence.

L’adaptation de la grille tuteur doit permettre ainsi de préciser, pour chaque activité du référentiel emploi au niveau national, les éléments constitutifs de la situation professionnelle spécifique à l’entreprise (le type de machine utilisée, les méthodes mises en oeuvre, les procédures spécifiques à respecter, les matières premières utilisées, leurs spécificités, etc.).

Les règles du jeu de l’adaptation

Lorsque des activités complémentaires à celles proposées dans le référentiel CQP apparaissent au niveau des postes concernés par le CQP dans l’entreprise, elles sont ajoutées au moment de l’adaptation de la grille tuteur. L’évaluation de ces activités-là ne sera cependant pas prise en compte dans l’obtention du CQP.

Attention, s’il est possible d’ajouter des activités au référentiel emploi national, il est en revanche déconseillé d’en soustraire, le référentiel emploi adapté devenant alors moins complet que celui proposé au niveau national, celui-ci ne serait pas validé.

Qui réalise cette adaptation

Cette opération d’adaptation est réalisée soit par l’entreprise elle-même si celle-ci dispose des ressources internes, soit par l’organisme évaluateur qui va l’accompagner dans son projet. Les tuteurs seront sollicités pour contribuer à l’adaptation des activités du référentiel emploi lors de la constitution de la grille d’observation tuteur.